Anatomie du coeur humain

Cours


  • Nom du Cours: Anatomie du coeur humain

  • Niveaux: Master 2

  • Date de publication: 03/05/2019

  • Publié par: Diang'Alma

Descriptions :

Les radiographies X ou “radios” sont des clichés réalisés sur des films photographiques (ou plus rarement des plaques) et de plus en plus fréquemment sur des capteurs électroniques (qui fournissent ainsi une image numérisée – notamment chez les dentistes) par la technique de l’ombre chinoise. Un faisceau électromagnétique d’énergie moyenne (10 à 20 KeV pour une mammographie (radiographie des seins), 70 KeV pour une radiographie abdominale) produit par une anode de tungstène est plus ou moins absorbé par les tissus (fortement par les os, moyennement par les muscles, faiblement par les graisses). On peut augmenter le contraste naturel des tissus en injectant (angiographie: radiographie des vaisseaux) ou en faisant ingérer au patient un produit absorbant les RX.
Si la source et les détecteurs restent fixes l’image résulte de la superposition des structures absorbant les rayons. En faisant réaliser une rotation à la source X et au(x) détecteur(s) on peut artificiellement séparer des plans: on parle de tomographie (du grec tomo = couper) mais cette technique donne des images floues et on la remplace progressivement par le scanner (de l’anglais to scan = balayer) dont le principe est similaire mais qui utilise les moyens informatiques (pour calculer en chaque point de mesure la densité d’une unité de volume minimal (inférieur au millimètre cube) pour toutes les structures traversées par le faisceau ) et qui permet ainsi d’augmenter la sensibilité de la détection des contrastes entre tissus d’un facteur 10 (jusqu’à 0,4%).

L’histoire de la découverte du scanner est édifiante. Vers la fin des années 1960, un médecin neurologue américain, le Dr. Oldendorf, cherchait désespérément à obtenir une image directe du cerveau par rayons X. Sur le plateau d’un phonographe, il avait disposé des objets de densité différente et démontré que l’on pouvait déterminer leur position sur ce plateau à partir d’un nombre suffisant de projections. Oldendorf touchait presque à la solution, mais il lui manquait la technologie et un appui industriel: en radiologie, il est peu de génies solitaires. En Angleterre, à la même époque, un autre neuroradiologiste, Ambrose, rencontrait à un repas d’universitaires un ingénieur et physicien, Hounsfield, et lui soumettait le même problème. On connaît la suite, et le développement du premier scanner par la firme E.M.I., qui n’avait rien à voir avec la médecine, et qui ne put, par la suite, lutter contre les géants du matériel d’imagerie. Mais cette histoire est exemplaire à plus d’un titre: ce sont deux médecins qui eurent l’idée initiale de la recherche (beaucoup pensent d’ailleurs qu’Oldendorf a été injustement écarté des honneurs). Celui des deux qui a pu rencontrer l’ingénieur capable de répondre à sa demande a gagné la course &endash; mais pas le prix Nobel. Comme dans presque toutes les inventions médicales, un contact interdisciplinaire a été le révélateur. Il s’est heureusement associé au génie d’un Hounsfield, mais ce dernier n’a pu développer l’invention imprévue que dans la liberté d’un laboratoire où l’on acceptait des recherches non planifiées. Par une schématisation malheureuse, cet appareil de «computerized tomography» (C.T.) est devenu en France le «scanner». Le nom savant de tomodensitomètre n’est guère employé dans le public. Les tentatives académiques pour imposer scanographe ou scanneur n’ont guère réussi hors des ministères. Comme il existe beaucoup de «scanners», l’usage est aujourd’hui d’ajouter le X (de rayons X), qui marque sa particularité.
Ses indications médicales et ses résultats demeurent très larges, mais sont aujourd’hui concurrencés par l’imagerie par résonance magnétique nucléaire. Leurs caractéristiques sont comparativement les suivantes:
&endash; scanner rayons X: radiations ionisantes, mise en rotation de l’appareillage, orientation transversale des plans de coupe, résolution spatiale fixée par les détecteurs, acquisition en quelques secondes;
&endash; I.R.M.: champs électromagnétiques, appareillage sans éléments mobiles, orientation quelconque des plans de coupe par sélection électronique, résolution spatiale fixée par le temps de mesure et acquisition en quelques minutes.

Risques
Le risque de radiations en matière d’imagerie médicale existe. On peut distinguer les risques somatiques, c’est-à-dire qui peuvent toucher tous les organes sans que pour autant tous aient la même sensibilité et les risques génétiques, qu’il faudrait plutôt qualifier de risques gonadiques ou germinaux” ou encore héréditaires.
Les premiers ont été assez bien étudiés parfois dans des conditions fortement immorales (prisonniers, bombes atomiques, irradiations accidentelles…). Une radiographie du thorax en cliché simple de face, grand format, délivre une dose modérée (de 50 à 100 mrem) encore abaissée par l’emploi d’écrans haute sensibilité (de 10 à 20 mrem). Ces valeurs s’opposent aux 800 millirems nécessaires en radiophotographie 10 Z 10 cm (camions de dépistage) et surtout aux 3 000 millirems d’une minute de radioscopie pulmonaire «conventionnelle». Lorsqu’il est encore nécessaire (travailleurs immigrés, mineurs, personnel hospitalier, fumeurs), l’examen systématique devrait être pratiqué en «grand format et écrans sensibles». De la même manière, une autre solution que l’emploi des rayons X devra être recherchée pour le dépistage de la luxation de la hanche, source d’irradiation importante des gonades et de la moelle osseuse chez le très jeune enfant. Enfin, la sensibilité du fœtus à l’irradiation doit faire proscrire chez la femme enceinte tout examen inutile, et choisir pour les radiographies indispensables les techniques les moins irradiantes
Les risques affectant les cellules sexuelles se sont avérés être très nettement inférieurs aux prévisions qui voulaient que la dose de 30 rads (0,3 Gy) sur les gonades double la fréquence spontanée des mutations. En effet, le taux d’anomalies génétiques s’est néanmoins révélé très faible chez les descendants des survivants des bombardements atomiques. Cette différence n’a rien d’étonnant quand on considère la reproduction non pas comme la simple transmission de matériel génétique mais comme une fonction mettant en jeu d’innombrables interactions entre cellules et présentant de nombreux mécanismes naturels de régulation. La plupart des mutations graves sont létales et n’apparaissent pas dans la population. Pour un fœtus ou un embryon, on admet que la dose critique est située entre 5 et 10 rads.



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